L’ARVA, un outil de survie

L’ARVA, un outil de survie

En cas d’accident hors piste ou d’avalanche, un ARVA peut vous sauver la vie. C’est un petit boîtier que les randonneurs doivent absolument porter sur la poitrine afin d’être retrouvés en cas d'avalanche ou d’accident hors piste. Les sauveteurs s’en servent de leur côté afin de repérer les appareils émetteurs enfouis sous le manteau neigeux.

L’ARVA devient le DVA

Depuis quelques temps, le traditionnel ARVA (appareil de recherche de victimes d’avalanches) a été rebaptisé DVA(détecteur de victimes d’avalanches). C’est un émetteur récepteur d’ondes électroniques qui fonctionne sur piles.

Il est déconseillé de placer son ARVA dans un sac-à-dos. En effet, en cas de perte du sac au cours d’une avalanche, il serait impossible de localiser la personne. Il convient donc de bien conserver son appareil sur soi, sous quelques couches de vêtements pour éviter tout arrachement éventuel. Il faut savoir qu’au-delà d'un quart d'heure passé sous la neige, les chances de retrouver des survivants diminuent très rapidement.

Une technologie qui se complique en se perfectionnant

Les différents types d’ARVA sont plus ou moins performants selon la profondeur de l’enfouissement du porteur. Il s’agit donc de soigneusement s’équiper.

Les ARVA ou DVA sont généralement munis d’une seule antenne. Les nouveaux boitiers de réception sont munis de deux antennes. Sans conteste, ils apportent une réelle amélioration pour les recherches. Certains ARVA sont même munis d’une troisième antenne, qui facilite le repérage des personnes qui sont profondément ensevelies sous la neige.

Les récents ARVA numériques sont particulièrement performants en cas d'ensevelissement multiple. Leur usage s’est fortement répandu depuis quelques années. En effet, suite à un dramatique accident survenu sur la Crête du Lauzet el 23 janvier 1998, un arrêté ministériel a rendu obligatoire le port de l’appareil lors des sorties en raquettes organisées dans le cadre de séjours de vacances.

Les DVA les plus basiques émettent simplement un signal sonore dont l'intensité évolue en fonction de la puissance du signal reçu, donc avec la proximité de l'appareil émetteur. Les DVA les plus performants sont quant à eux munis de plusieurs antennes et d'un microprocesseur qui permet de calculer précisément la direction et l'éloignement de l'émetteur. Si la recherche des victimes s’en trouve accélérée et les chances de survie optimisées, il faut cependant savoir que les DVA numériques sont parfois difficiles à prendre en main. A l’origine très simples, ils évoluent progressivement vers une technologie dont le perfectionnement grandissant complique l’utilisation.

La rédac’ y met son nez :

Lors de randonnées groupées, chaque personne doit être munie d’un ARVA pour être personnellement détectée en cas de nécessité.

Auteur : Pierre-André Bizien