Ma première rando glaciaire

Ma première rando glaciaire

Ce mercredi 23 juin, nous étions tous au rendez-vous fixé par l’office de tourisme de Pralognan-la-Vanoise, la Compagnie des Guides de la Vanoise et Savoie Mont Blanc Tourisme afin de célébrer les 150 ans de la première ascension de la Grande Casse.

Echauffements

Sous un soleil radieux, après avoir pris possession du matériel (baudrier, crampons, chaussures de grande randonnée…), une première mise en chauffe plutôt tranquille direction le refuge Félix Faure (2517m), où nous allons passer la nuit avant d’entamer le sommet de la Grande Casse (3855m) pour les plus aguerris ou la Pointe de la Réchasse (3212m) pour les novices en matière de randonnée glaciaire.

Soirée au refuge

A la fin du repas servi au refuge pour les participants (parmi lesquels se trouvait des membres de la Royal Society, notamment l’arrière petit neveu de Mr Matthews, qui avait réalisé la première en 1860), les guides de haute-montagne nous ont communiqué les dernières consignes et c’est entre euphorie et petit stress que nous rejoignons nos chambrées pour une courte nuit, exploit oblige !

L'ascension

Au réveil, première surprise ; il ne fait que 1°C mais le ciel, dans lequel brille de nombreuses étoiles, est annonciateur d’une belle journée. Après le petit-déjeuner -copieux, il faut prendre des forces en prévision de l’effort à fournir- , nous voici prêts au départ, il est 5h10.

Derrière nous au loin, nous distinguons les lueurs des frontales de la cordée historique partie une heure avant, tel un serpent lumineux évoluant sur la paroi de la Grande Casse. Impressionnant ! Quant à nous, la clarté du jour naissant suffit pour nous diriger.

Au bout d’une heure d’une marche au dénivelé régulier, nous chaussons les crampons et réalisons nos premiers pas sans aucune difficulté. L’ascension se poursuit alors et nous offre déjà un premier spectacle grandiose : le lever de soleil, donnant aux sommets des reflets orangés d’une rare beauté. Après cette pause contemplative, nous approchons du glacier. Après les crampons, c’est maintenant l’utilisation du baudrier que nous allons expérimenter, car pour toute marche sur glacier, il est obligatoire d’être encordés les uns aux autres. Les cordées se forment, chacune encadré par un guide de haute-montagne. Petite poussée d’adrénaline, les choses sérieuses commencent… Chacun contrôle ses pas, écoute sa respiration… il nous faut trouver le bon rythme de progression, celui qui nous permettra d’accéder au Graal à la faveur d’une ascension progressive, sans jamais se « mettre dans le rouge ».
La pointe de la Réchasse, celle que l’on contemplait depuis le refuge situé 700 m plus bas, nous tend maintenant les bras. Quelques dizaines de mètres encore et on y sera… Les derniers efforts individuels s’exécutent dans une excitation collective. 8h17, le sommet est conquis ! Tout le monde s’étreint, c’est la tradition, avant de laisser son regard s’émerveiller sur le panorama à 360° : La Grande Casse, le Mont-Blanc, la Dent Parachée et tant d’autres encore tandis qu’à nos pieds s’étend le glacier du Dard, immense étendue d’un blanc immaculé due aux récentes chutes de neige. Une émotion tellement forte qu’elle nous habitera encore pendant toute la durée de la redescente. La montagne est encore plus belle l’été… on en a ici en Savoie Mont Blanc la parfaite démonstration.

Un grand merci au Bureau des Guides de Pralognan et la Compagnie des Guides de la Vanoise qui ont su nous faire partager leur passion et nous faire découvrir la pratique de la randonnée glaciaire qui rappelons- le, pour qu’elle reste une activité sans risques doit être impérativement encadrée par des professionnels.